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27 avr. 2010

Aillagon, Mitterrand et Versailles... "On se calme"

Extrait de la longue interview dans le JDD de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, par Cécile Amar au sujet de la question des nominations :

Jean-Jacques Aillagon doit-il rester à Versailles?
Je ne peux pas vous répondre, je ne sais pas ce que veut Jean-Jacques Aillagon. Il y a un problème de limite d’âge. Personnellement, je trouve que Jean-Jacques Aillagon est excellent à Versailles, il a incarné de manière brillante ce que doit être le patron d’un des établissements les plus prestigieux de la République. La réflexion se poursuit, ça semble de la langue de bois, mais c’est la vérité. J’ai reçu Jean-Jacques il y a trois jours, on a passé deux heures à réfléchir sur ce qu’il faut faire au Château de Versailles. Je veux juste dire: "On arrête l’agitation, on se calme."

Et Xavier Darcos, vous l’avez vu? 
Je l’ai vu en Conseil des ministres pendant longtemps, je l’ai eu au téléphone récemment. C’est un homme de grande qualité, il serait bien à Versailles. Mais la liste des prétendants à Versailles est très longue ! (Fin de l'extrait)

Réagissant immédiatement sur son blog, Jean-Jacques Aillagon, estimant que se succéder à lui-même serait un dû, fait rageusement son auto-promotion. Quand l'actuel ministre de la Culture fait mine de ne pas savoir ce que désire Aillagon qui le crie pourtant partout haut et fort, l'ancien ministre, lui, omet curieusement de mentionner leur rencontre de deux heures d'il y a quelques jours... Tout cela n’est-il pas bien surprenant ?

:: "Je déteste les soupçons!" Interview de Frédéric Mitterrand par Cecile Amar , JDD | 24.04.10 / Si problème copiez collez l'URL http://www.lejdd.fr/Culture/Theatre/Actualite/Frederic-Mitterrand-Je-deteste-les-soupcons!-188493/

22 oct. 2009

La sonnette de Frédéric Mitterrand, suite...

On se souvient de l'anecdote révélée par PARIS MATCH il y a quelques semaines : le ministre de la Culture désirant se voir installer une sonnette dans son bureau comme dans un Palace s'était vu signifier une fin de non-recevoir de son petit personnel qui menaçait alors de déposer le tablier. Frédéric Mitterrand y aurait donc renoncé. Que nenni, LE POINT nous apprend la suite et autres petits détails :
"Mégalomanie ? Réminiscence d'une enfance ultrabourgeoise ? "Mais non, la sonnette, c'est juste pratique, répond Pierre Hanotaux [son directeur de Cabinet]. Le ministre se levait tout le temps pour chercher en cuisine du poivre, du sel, un peu de ceci ou de cela. D'ailleurs, depuis que nous avons une sonnette, il ne l'utilise jamais et continue de faire les allers-retours. Parce qu'il est comme ça !" Etrange... Christine Albanel, elle trouvait que le personnel était trop présent durant ses repas, au point d'avoir des soupçons d'espionnage..." Quelle ambiance Rue de Valois !
:: "Un musée sous les bombes" par Emmanuel Berretta, LE POINT n° 1935 | 15.10.09

16 oct. 2009

50 ans du ministère de la Culture - Malraux, réveille-toi !

Le 13 octobre, s’est ouvert le colloque du Cinquantenaire du Ministère de la Culture et de la Communication, sous la protection des CRS et de la police, à l’Opéra Comique. Des manifestants de la CGT Spectacle et du SYNDEAC ont distribué des tracts présentant leurs analyses de la politique gouvernementale en matière d’Art et de Culture ainsi que leurs propositions de réformes. Lors du discours inaugural, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture a été à plusieurs reprises interrompu par des membres de ces deux organisations qui ont déployé deux banderoles. Sur celles-ci, on pouvait lire « Malraux, réveille-toi ! », « Ils veulent liquider notre Ministère de la Culture ». Les représentants de la CGT et du SYNDEAC ont à la suite de cette action obtenu le rendez-vous qu’ils demandaient au Ministre depuis un mois.


50 ans du ministère de la Culture : intervention syndicale envoyé par FNSAC
:: + d'infos sur le site Internet de la CGT Spectacles

10 oct. 2009

Sarkozy soutient Mitterrand... et vite fait la Turquie

C'est ce qu'on appelle, faire d'une pierre deux coups. Hier, 9 octobre, le président Nicolas Sarkozy a inauguré avec son ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, l'exposition "De Bysance à Istanbul" au Grand Palais, en présence du président turc Abdullah Gül.
En s'affichant aux côtés de son ministre de la Culture en pleine tourmente de l'affaire "Mauvaise vie", c'est évidemment un soutien affirmé de sa part. Et, vis-à-vis de la Turquie dont on le sait opposé farouchement à son entrée dans l'Europe, c'est tenter de faire bonne figure alors que, devant son intransigeance, à quelques semaines du démarrage de la Saison culturelle de la Turquie en France dans laquelle s'inscrit cette exposition, le ministre de la Culture turc avait menacé d'annuler l'événement. L'inauguration des festivités, le 30 juin, dans les salons de la Rue de Valois s'était déroulée en l'absence remarquée des deux présidents. Hier, les observateurs ont néanmoins noté qu'Abdullah Gül n'avait pas été reçu avec tous les honneurs à l'Elysée mais seulement accueilli au pied du Grand Palais par Nicolas Sarkozy. C'est seulement après avoir visité l'exposition que les deux Chefs d'Etat se sont rendus à l'Elysée pour un déjeuner de travail sans faire ensuite aucune déclaration.


Sarkozy affiche son soutien à Mitterrandenvoyé par LePostfr

:: Programme de la Saison de la Turquie en France dans les musées

Sarkozy lecteur, de Mitterrand à Proust

La nouvelle nous avait échappé. Elle circulait pourtant depuis presque un mois dans les rédactions. Depuis qu'un confidentiel auto-promotionnel du Figaro le révélait le 19 septembre dernier : "Nicolas Sarkozy poursuit sa lecture des grands classiques de la littérature française. Il lit actuellement À la recherche du temps perdu, de Marcel Proust, dans la collection de la Bibliothèque du Figaro, présentée par l’académicien Jean d’Ormesson." Merci la pub. Une précision, il s'agit en fait du second volume de la Recherche, "A l'ombre des Jeunes filles en fleurs", unique Proust publié jusqu'ici par la collection. Au prix de 14€90. Cher pour une soi-disant opération de démocratisation de la culture. Existe à moins de 8€ en édition de poche.

Bref, le même jour, le site Rue89 publiait une photo où l'on voyait effectivement le président, manifestement en sortie officielle, portant à la main un exemplaire Proust de la dite collection, au dos d'un dossier. Très discret. Et, hier, alors qu'on apprenait que Barack Obama venait de recevoir le Prix Nobel de la Paix, le site de L'Express publiait l'info suivante : "En septembre, les dirigeants de l’UMP évoquaient avec Nicolas Sarkozy une université d’été du Parti républicain qui s’était déroulée dans les années 1990 à Cabourg, lorsque le président s’est lancé dans une digression sur... Balbec, ville imaginaire de Normandie chère à Marcel Proust. Quelques jours plus tôt, des visiteurs du chef de l’Etat avaient remarqué qu’il laissait ostensiblement traîner, sur une table de l’Elysée, un volume d’A la recherche du temps perdu."

La technique du livre qui traîne bien en évidence, sur une table de l'Elysée ou dans l'avion présidentiel, à la vue de tous et de quelques journalistes, avait déjà été utilisé comme le révélait encore L'Express le 18 juin 2009, citant les propos peu amènes d'un de ses ministres : "Pendant longtemps, il les a fait voyager avec lui, prendre l’air, voir du pays. Maintenant, il les ouvre !".



Toute une stratégie de communication donc, histoire de faire oublier la tragédie de ses déclarations moqueuses sur La Princesse de Clèves qui avaient réussi à choquer jusqu'à la très littéraire Christine Albanel alors ministre, d'en booster les ventes - comme quoi - et de se doter de l'aura culturelle qui lui manque, hormis Carla. Mais encore faut-il être crédible. Car on a du mal à imaginer l'hyper-speed président séduit par l'univers proustien. Sa lenteur, la finesse sophistiquée de son style, la profondeur de sa pensée, son goût pour l'introspection et la mise à distance de soi-même... Aux antipodes de l’orbite frénétique sarkozien qu’on imagine plus proche de "La princesse et le président" d’un certain VGE. Lui qui, en matière de théâtre, préfère applaudir Line Renaud plutôt que de "s’emmerder" devant une pièce de Jean-Luc Lagarce à la Comédie Française comme il le dit lui-même.

A moins, que Nicolas ait bénéficié de l'influence érudite de Frédéric, son nouveau ministre de la Culture, dont il avait jugé le sulfureux livre "La mauvaise vie" paru en 2005, "courageux et talentueux". Fredo, lui-même grand amateur de Proust, avec qui il partage bien plus qu'un goût pour les phrases à rallonge, une certaine difficulté à vivre sa condition d'homosexuel - "Race, écrit Proust dans "Sodome et Gomorrhe" que ne publie évidemment pas Le Figaro, sur qui pèse une malédiction et qui doit vivre dans le mensonge et le parjure, puisqu’elle sait tenu pour punissable et honteux, pour inavouable, son désir, ce qui fait pour toute créature la plus grande douceur de vivre..." - qui l'amènera, comme il y a cent ans le petit Marcel, à fréquenter les bordels à garçons.

:: Toutes les citations La Culture selon Sarkozy


9 oct. 2009

Frédéric Mitterrand face à l'Art contemporain

Le ministre de la Culture, lors d'une récente visite à la Biennale d'Art contemporain de Lyon, parle de son approche de l'Art contemporain, des interrogations que cela suscite, et surtout, pour lui, de sa formidable poésie.


Visite de Frédéric Mitterrand envoyé par biennaledelyon
:: Biennale d'Art contemporain de Lyon jusqu'au 03.01.10

29 sept. 2009

Le Château de Versailles réinvente l'Ancien Régime

A l’occasion de la réouverture de l’Opéra Royal, le 21 septembre dernier, une grande Soirée de Gala était organisée, "placée sous le Haut Patronage de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République" qui, hélas, n'est pas venu. Pas plus que la Reine Carla du reste. Mais en présence de toute la Cour. Smoking pour les hommes, rideaux ou tentures pour les femmes. Ont été vus, en vrac : Pénélope en élégante carapace vert hanneton accompagnée de son époux François Fillon, Frédéric Mitterrand en simple costume - faute de goût ! - assis à côté de Princesse Marisa Bruni Tedeschi en rideaux roses brillants. Et tout un tas d'happy fews, 400 au total, de Stéphane Bern jusqu'à... Massimo Gargia. Celui-là, comment lui dire non ? La plus remarquée a été la Reine Bernadette... en somptueuses tentures gris muraille, aux côtés d'un Aillagon, maître du Palais, aux joues rose cramoisi. Aux anges.
Au programme : ballet de voitures dans la Cour d’honneur où on avait, ce soir-là, le droit de se garer (comme au temps des rois), accueil au champagne, puis musique classique dans l'Opéra rendu à son jus grâce à l'architecte en chef Frédéric Didier, créateur de la grille qui brille dehors jour et nuit. Haydn, Mozart et Gluck, musicien préféré de cette pauvre Marie-Antoinette, résonnèrent dans le théâtre de bois. Pas de musique contemporaine. Pour être raccord avec le décor comme dirait Laurent Brunner, le grand organisateur de la soirée. Rien de moderne donc mais en présence de l'ex-punk Xavier Veilhan venu avec son carrosse en acier violet. J'adooooore.


Ensuite dîner d'exception dans la Galerie des Glaces étincelante. Entre soi, reflétés dans ces miroirs à l'infini ! Oublier la crise... Pour que cette soirée de rêve ne soit troublée par la présence de manants et autres RMIstes, RSAstes, le prix des places courait de 1000 à 25 000€. A ces prix, aucun risque d'être envahi par la plèbe. On n'invente pas, c'était écrit dans Le Figaro. Pour la bonne cause bien sûr puisque c'était au bénéfice des travaux de restauration du Salon du Grand Couvert, salle du Château où le roi et la reine dînaient autrefois face aux membres de la Cour. Une restauration déjà mécénée par Martell & Co. Les plus malins se feront rembourser ces frais de représentation par quelque société amie.
Quant aux pauvres, l'établissement public avait tout de même pensé à eux. Un jour avant, pour les Journées du Patrimoine dont le thème était cette année "Un patrimoine accessible à tous". On leur avait ouvert gracieusement les jardins de Trianon - gratuits jusqu'en 2006 -, donné quelques spectacles en costume d'époque, le peuple adore ça. Et surtout l'établissement généreux avait offert 400 entrées à 8€ pour les Grandes Eaux Musicales "au public éloigné des musées". Lu sur monversailles.com toujours bien informé sur le Château.
En leur temps, les rois aussi jetaient des piécettes depuis leur carrosse. A Versailles, la tradition est sauve.

24 sept. 2009

Pas de sonnette pour Frédéric Mitterrand

PARIS MATCH qu'on ne peut soupçonner de vouloir saper l'action gouvernementale par des rumeurs malveillantes rapporte, dans son édition n°3148 du 17 septembre 2009, une étonnante anecdote sur notre nouveau ministre de la Culture. Ayant peut-être plus l'habitude des Palaces, des Cours défuntes ou se croyant plus simplement encore à l'époque de Proust, Frédéric Mitterrand a souhaité qu'on installe dans son bureau Rue de Valois une sonnette "pour pouvoir demander à ses gens de servir une boisson ou un repas à ses invités sans se déplacer". Ce qu'ont refusé aussi sec les employés concernés, menaçant de cesser de servir le ministre. Sagement, Fredo s'est donc plié aux exigences du petit personnel de son ministère. Certainement de dangereux fonctionnaires gauchistes.

12 sept. 2009

Marin Karmitz la culture du bla bla...

Le Buzz - Marin Karmitz - Metro
Le producteur et fondateur des cinémas MK2, également délégué général du conseil pour la création artistique était l'invité du Buzz média Orange le Figaro.

22 juil. 2009

"Le Tour de France, c'est de la culture" selon Sarkozy et... Frédéric Mitterrand

"Le Tour de France, c'est une vraie fête, un vrai événement populaire, soyez donc du côté des Français. C'est tout au long du Tour qu'on voit et que l'on découvre la France... A ce niveau d'exploit, c'est plus que du sport. C'est de la culture. Tous ces coureurs cyclistes sont des modèles de courage et de détermination." Tels sont les mots qu'aurait dit le président de la République le 1er juillet lors du Conseil des ministres rapportés par le Canard enchaîné du 22 juillet 2009.

Une vision entièrement partagée par son nouveau ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand qui, en élève appliqué, a tenu des propos similaires le 18 juillet, à Colmar, pour le départ du Tour de France : "Pour les téléspectateurs, c'est une occasion de découvrir les beautés de la France. Les coureurs traversent des villages très beaux. C'est un grand événement de culture et de communication. C'est la manifestation la plus partagée, en France, suivie et copiée par d'autres pays... Elle fait partie de nos racines. Les coureurs, je les trouve tous admirables à cause de la discipline qu'ils s'infligent et de la dureté de ce qu'ils vivent". A quand une ode à la terre qui ne ment pas ?...

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