17 févr. 2010

Soirée Facebook aux Arts Déco ou la web-mondanité

Depuis quelques semaines, la micro-planète web muséophile s'agite autour de la première soirée gratuite réservée aux "fans" de la page Facebook d'un musée, en l'occurence celle des Arts Décoratifs qui, sur le Net, comptabilise près de 3000 membres, et compte, à Paris, plusieurs établissements : les musées de la Publicité, de la Mode et des Arts Décoratifs rue de Rivoli et le musée Nissim de Camondo, près du parc Monceau.

Persuadé que la soirée sera sympathique pour ses participants - dont nous serons peut-être -, on se demande pourtant en quoi c'est un événement aussi extraordinaire. Au point que paris-art.com suivi d'artclair.com y consacrent chacun un article.

Car un musée organisant une soirée pour quelques happy fews, n'a rien de vraiment très original. On connaissait déjà les soirées Étudiants, les soirées Entreprise... La seule particularité ici, c'est le mode d'invitation, via la page Facebook du musée, qui vient se substituer aux invitations offertes jusque là, par exemple, par un magazine ou une radio.

Autant, comme le dit Diane Drubay de Buzzeum, Facebook, puisque c'est actuellement le site de partage à la mode, permet de créer un vrai lien avec des personnes intéressées par un musée et sa thématique, d'échanger au-delà de la distance géographique, de discuter entre passionnés etc, - et il est vrai que le Facebook des Arts Déco, animé par son webmaster Fabien Escalona, est particulièrement actif, notamment avec son jeu régulier d'un objet à découvrir qui fait se creuser les méninges des plus férus - autant organiser une soirée in situ est pour le coup excluante pour toutes les personnes qui ne pourront s'y rendre pour des questions bêtement d'éloignement.

Ainsi la réflexion de Béatrice, fan Facebook Arts Déco, réagissant à une relance d'invitation à la soirée, résume bien la situation : "Merci de ne pas retourner le couteau dans la plaie pour nous autres, pauvres malheureux de provinciaux, qui n'avons pas la possibilité de monter à la Capitale un jeudi soir...Vraiment trop injuste". C'est bien là toute l'étrangeté de l'initiative, paradoxale pour le web, qui ne profitera finalement qu'à quelques uns, locaux et privilégiés. C'est inventer en quelque sorte la web-mondanité.

Que l'appartenance à la page Facebook d'un musée apporte des avantages, pourquoi pas, comme des réductions tarifaires pour ses collections ou ses expos (qu'une personne éloignée pourrait alors utiliser en venant sur place), sur les objets vendus dans la boutique du musée ou je ne sais quoi d'autre offert à distance, autant il est finalement bizarre de recréer des soirées VIP pour, finalement, qu'une petite partie de ses "fans". A moins que ce ne soit juste qu'un coup publicitaire, du marketing, pour faire moderne.

Dans ce cas, la vraie modernité, pour les Arts Déco, serait d'appliquer la gratuité pour tous, les premiers dimanches du mois, chose que sa direction se refuse obstinément de faire au prétexte que son établissement n'est pas stricto sensu un musée national. Ca, ce serait classe, non ?

:: Page Facebook des Arts Décoratifs / Soirée le jeudi 18 février 2010
:: Site Internet des Arts Décoratifs www.lesartsdecoratifs.fr

24 janv. 2010

Christian Boltanski Superstar

Confrontation artistique de très grande ambition, MONUMENTA invite chaque année, à l’initiative du ministère de la Culture et de la Communication, un artiste contemporain de renommée internationale à investir la nef du Grand Palais avec une œuvre magistrale spécialement conçue pour l'occasion.

Après les deux premières éditions de MONUMENTA confiées à Anselm Kiefer, en 2007, puis au sculpteur américain Richard Serra, en 2008, qui attirèrent chacune plus de 140 000 visiteurs en cinq semaines, c'est Christian Boltanski, l'un des plus grands artistes français, qui relève le défi en 2010. L’exposition est coproduite par le Centre national des arts plastiques, le Grand Palais et la Réunion des musées nationaux.



:: PLUS D'INFOS www.monumenta.com
:: PLUS DE VIDÉOS SUR BOLTANSKI MONUMENTA ICI

22 janv. 2010

Le Château de Versailles fait payer ses cartels comme de la pub

Incroyable mais vrai. Lu dans le dernier numéro de REGARDS, janvier 2010 dans un article passionnant de Marion Rousset sur "Les petites mains de l'art contemporain", à savoir les techniciens qui oeuvrent dans l'ombre pour réaliser les oeuvres conçues par des artistes contemporains, eux, hyper-médiatisés. Jusqu'à quel point ces "artisans" ne sont-ils pas tout autant les auteurs des oeuvres exposées ? C'est la question que pose cet article très original.
La journaliste a enquêté auprès d'Enzyme Design, l'atelier qui a réalisé la plupart des pièces que Xavier Veilhan a exposé au Château de Versailles jusqu'en décembre dernier. Parmi lesquelles le Carrosse installé dans la cour d'honneur ou le Mobile aux boules violettes qui était suspendu au-dessus de l'escalier Gabriel à l'intérieur du château. Les réalisateurs de cette oeuvre ont mal vécu d'être écartés de la visibilité médiatique de ce qu'ils considèrent aussi comme leur travail, ce que reconnaît d'ailleurs amplement Xavier Veilhan lui-même. Aussi ont-ils demandé, ce qui était plus que légitime, à ce que le nom de leur société soit inscrit sur le cartel de présentation du Mobile au pied de l'escalier Gabriel... Le Château de Versailles leur a fait payer 1800 euros en tant qu'espace publicitaire. Sans commentaire.

:: SAUVONS REGARDS :: Le magazine REGARDS est en très grande difficulté économique. Il fait pourtant résonner une voix atypique dans le domaine culturel (entre autres) dont on a plus que jamais besoin. Pour le soutenir, courrez donc acheter son dernier numéro de janvier 2010 et pour en savoir plus : c'est par ici

16 janv. 2010

A la découverte du musée Tavet-Delacour de Pontoise

Le dynamique Gaël Pollès de la chaîne francilienne IDF1 nous entraîne dans la découverte de ce musée de l'Essonne installé dans un hôtel particulier du XVe siècle guidé par Christophe Duvivier, directeur des musées de Pontoise. Outre les collections historiques de la ville, le musée Tavet-Delacour abrite le fonds le plus important de l'oeuvre du peintre allemand Otto Freundlich (1878-1943). Précurseur de l’abstraction, haï du nazisme qui rangeait son oeuvre dans la catégorie de "l'Art dégénéré", il mourut en déportation. Spécialisé en art moderne, ce musée expose également des oeuvres de Matisse, Hans Arp, Gleizes, Geer van Velde, Aurelie Nemours, Masurovsky, Shirley Goldfarb, Jean Legros, Roger Chastel, Diego Giacometti, Herbin, Valmier, Reichel, Fleischmann, Gargallo ou Marcelle Cahn.


Le musée de Pontoise 1/3envoyé par IDF1

Le musée de Pontoise 2/3envoyé par IDF1

:: + d'infos : Musée Tavet-Delacour de Pontoise (95) :: Expositions temporaires

31 déc. 2009

Plainte de plus d'un promeneur des Jardins de Trianon

Un énième commentaire protestataire en marge de notre pétition pour un accès libre aux jardins de Versailles et de Trianon :

"L’accès de tous au parc de Versailles est une conquête symbolique de notre démocratie. L’accès payant, cher, d’une des plus belle partie de ce parc est un déni de cette conquête. Depuis la mise en vigueur de cette mesure, je suis privé de ce qui était une des plus belles de mes promenades favorites. J’y j’emmenais aussi souvent des amis de passage, j’y aurais emmené maintenant mes petits enfants... Marie-Antoinette est de retour ! Fini la promenade, jusqu’à la reconquête ! La coûteuse brioche est amère... "  :: Jean-François

:: D'autres avis sur l'accès payant des Jardins de Trianon :: Pour en savoir plus et signer la pétition

20 déc. 2009

Visite de musée à la lampe de poche

A l'heure où la technologie la plus pointue envahit l'univers des musées, les dématérialise et au bout du compte les déshumanise un peu (application Iphone, visite virtuelle en 3D, survol de sites historiques par Street View, numérisation des collections...), le musée des Beaux-Arts de Lyon, décidément très dynamique, va totalement à contresens en proposant une visite nocturne de groupe... à la lampe de poche. Et pour seulement 5€, appareil non fourni.
On connaissait déjà, dans les châteaux, les visites au flambeau et d'autres à la bougie. Ici, Lyon semble s'être inspiré d'expériences similaires nées à l'occasion de la Nuit des musées dont le visuel 2008 représentait justement une lampe de poche géante éclairant l'entrée d'un musée. La vidéo rend compte d'une expérience très tentante. Au-delà de son côté sympathique, ludique, presque enfantin, l'initiative a ceci d'intéressant qu'elle permet une approche différente des oeuvres, plus axées sur les détails... La preuve qu'un travail de médiation n'a pas forcément besoin de grands moyens pour exister. Et si la modernité résidait dans l'humain ?

Cette visite nocturne exceptionnelle se déroulait dans le cadre de la traditionnelle Fête des lumières de Lyon qui a lieu tous les ans, début décembre. L'événement se répétera chaque année.


:: Musée des Beaux-Arts de Lyon :: Musées de la Ville de Lyon

19 déc. 2009

L'Enfer érotique de Versailles

C'est un scoop que vient de lancer Laurent Brunner, directeur de Château de Versailles Spectacles dont on apprécie toujours la pertinence des propos. Le Château posséderait une collection de... enfin... disons d'oeuvres licencieuses, voilà ! C'est au PARISIEN qu'il en a fait la déclaration, répondant un an à l'avance aux attaques contre l'exposition du japonais Murakami, créateur de sculptures mangas, certaines des plus troubles "comme avec cette bimbo faisant sortir un tourbillon de lait de sa poitrine pantagruélique ou cet adolescent se caressant" selon la description du journaliste Matthieu Suc. Foutre ! Aussi, Laurent Brunner s'est voulu rassurant : "On n’exposera pas d’œuvres pornographiques dans un château ouvert aux moins de 18 ans. Plein d’œuvres classiques ne sont pas montrées à Versailles à cause de leur ambiguïté, ce sera pareil pour Murakami". Ambiguïté... Mais de quoi parle-t-il ? On nous cacherait donc quelques estampes et autres gravures lestes, voire quelqu'objet à ronde-bosse style Louis XV ! Mais, nous qui sommes majeurs et ne sommes pas effrayés par les choses de la vie, au nom de la vérité historique, nous brûlons de savoir de quoi il retourne.

"Psyché et l’Amour dans un char" par Van Loo (1705-1765), Versailles

Si cela se confirmait, pourquoi ne pas créer dans un recoin du palais un Cabinet Secret comme celui autrefois du musée archéologique de Naples où, dans la pénombre, étaient rassemblés les objets évocateurs exhumés des fouilles de Pompéi et d'Herculanum. À ne montrer ni aux dames, ni aux jeunes filles, ni aux abbés... On y entrerait grâce à un pass spécial vendu très cher au profit, bien sûr, de restaurations ou de rachats de mobiliers précieux. Pour la scénographie, les mécènes se bousculeraient sans doute : DUREX, AUBADE ou encore TITANMEN... Peut-être plus en accord avec l'image des lieux, pourquoi pas SONIA RYKIEL, elle qui, avec son caneton ultra-tendance et vibrant, a fait succomber les lectrices de ELLE. Dans un souci de démocratisation culturelle, ce serait une manière comme une autre d'élargir les publics du Château et, question finances, d'en augmenter les recettes.

Mais, avouons-le, la révélation de M. Brunner ne nous étonne qu'à moitié. On sait qu'à Versailles, en son temps, la littérature pornographique circulait sous le manteau. Et, n'en déplaise au prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme et à ses partisans, le Château, des jardins aux alcôves, a été le théâtre de toutes les turpitudes, des plus torves aux plus délicieuses. Comme nous l'avons évoqué dans notre article sur l'histoire des jardins ou encore dans le portrait de Monsieur, le frère très gay de Louis XIV... Monsieur Brunner, cessez le supplice, dîtes-en nous plus !

17 déc. 2009

Vers une braderie du patrimoine national ?

Débat, le 1er décembre 2009, sur la chaîne Public Sénat entre Jacques Legendre (UMP), Président de la commission Culture au Sénat, et Didier Rykner de la revue en ligne La Tribune de l’Art au sujet du vote récent par le Sénat donnant la possibilité à l'Etat de céder les monuments historiques aux collectivités territoriales (article 52 de la loi de Finances 2010), puis vers le privé. Suivi d'un débat sur les aristos en politique qui n'en est pas si éloigné...

Le débat Patrimoine démarre à la 10mn27

:: Lire aussi l'interview de J.-J. Aillagon, LE MONDE | 12.12.09

16 déc. 2009

86 jours de grève pour un musée canadien et une victoire

Dès qu'il y a une grève en France, on a droit au discours populiste affirmant que la France est la risée du monde, que nulle part cela ne se passe comme cela, etc... Même Frédéric Mitterrand, à peine élu ministre de la Culture, au sujet d'une manifestation d'employés précaires des monuments nationaux, ironisait contre un "monument du patrimoine français, les gens qui râlent". Pourtant l'Histoire de France dont notre Président de la République veut faire un musée n'est qu'une succession de combats et de victoires dus à des gens qui heureusement ont eu le courage de râler et de résister à une certaine inertie générale...

Des grèves, dans la Culture, à l'étranger il y en a eu. Et des costaudes. Y compris dans les pays anglo-saxons où on veut toujours nous faire croire à la toute puissance libérale. Comme celle des scénaristes américains qui paralysa l'industrie hollywoodienne pendant plus de trois mois, de novembre 2007 à la mi-février 2008 ! Et aujourd'hui, alors que le Centre Pompidou en est à son 24ème jour de grève, au Canada la nouvelle tombe. A Gatineau au Québec, le Musée canadien des civilisations et du Musée de la guerre, établissement culturel le plus visité du pays et qui emploient 420 employés, était en grève depuis 86 jours. Un accord de fin de conflit vient d'être conclu ainsi au bout de trois mois, certaines des revendications des grévistes canadiens n'étant pas sans rappeler celles de leurs confrères français, notamment la lutte contre la précarisation de l'emploi.

Bien sûr, personne ne souhaite de mouvements aussi longs, pas plus les décideurs que les grévistes pour qui c'est toujours une épreuve difficile. La grève signe l'échec d'un dialogue qui s'est mal passé ou qui n'a pas eu lieu. A qui la faute ?




COMMUNIQUÉ DE L'AFPC (Alliance de la Fonction publique du Canada) :: Ratification d'une nouvelle entente après 86 jours de grève

GATINEAU, QC, le 15 déc. /CNW Telbec/ - Les travailleuses et travailleurs du Musée canadien des civilisations et du Musée de la guerre ont accepté l'entente de principe négociée entre l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) et la Société du Musée canadien des civilisations (SMCC). Ils reprendront le travail demain, mettant ainsi fin à 86 jours de grève.
"Sur le plan de la sécurité d'emploi et de la sous-traitance, les gains que nous avons obtenus sont appréciables", a déclaré Daniel Poulin, un guide du Musée canadien des civilisations et le président de la section locale 70396 de l'AFPC. "Ni la pluie, ni la neige n'ont refroidi l'ardeur de nos membres. Rien n'est venu ébranler leur solidarité, ce qui leur a valu l'appui de la population d'Ottawa-Gatineau. Je suis fier de ce que nous avons accompli ensemble."

Quelques faits saillants de la nouvelle convention collective, d'une durée de quatre ans :
- Une garantie qu'aucun employé nommé pour une période indéterminée ne se trouvera en cessation d'emploi involontaire en raison de sous- traitance.
- La nouvelle convention prévoit des dispositions en matière de sécurité d'emploi qui obligent les musées à avoir recours à l'attrition, et ce, pour réduire au minimum les pertes d'emplois.
- Au total, sept nouveaux postes permanents à temps partiel avec heures assignées seront créés dans le secteur des services de première ligne. Les postes seront affichés et pourvus par des candidats à l'interne, en fonction de leur ancienneté et de leur poste actuel.
- Les employés temporaires à temps plein auront la possibilité de devenir employés indéterminés si, après 24 mois de service, leurs fonctions sont encore jugées nécessaires.
- Ajout de dispositions à l'article sur le congé de maternité et le congé parental afin qu'il tienne compte du Régime québécois d'assurance parentale.

"Ces travailleuses et travailleurs se sont serré les coudes et se sont entraidés, ce qui leur a permis d'améliorer leur situation au travail", a déclaré John Gordon, le président national de l'AFPC. Ils sont l'âme des deux musées. Nous sommes très heureux d'annoncer leur retour au travail et de savoir qu'ils continueront d'offrir au public leurs services de qualité."
:: Communiqué sur le site de l'AFPC
:: Musée canadien des civilisations

14 déc. 2009

Expo Louis XIV à Versailles, un tarif exorbitant

Témoignage de plus reçu d'une visiteuse :

"En consultant justement Internet pour connaître le prix d’entrée pour l’exposition Louis XIV, je suis tombée sur votre site et vos articles concernant les prix exorbitants pratiqués à Versailles (et ailleurs aussi !!). Je vous soutiens totalement, cela devient scandaleux d’abuser et presser les visiteurs. Ils vous demandent 15 euros comme si c’était 15 francs, seulement cela correspond à 100 francs ! (même si nous ne devons plus penser ainsi). Et pourtant on nous dit : ... la CULTURE pour TOUS !! Bon courage, merci pour votre implication"  :: V.G.
:: D'autres avis sur la politique commerciale de Versailles :: Lire aussi la critique de l'expo sur la Tribune de l'Art

11 déc. 2009

Versailles retrouve la clef de la Chapelle royale

Communiqué de la Société des Amis de Versailles :: La clé d'accès à la chapelle royale de Versailles a été remise au Vicomte de Rohan au cours d'une soirée organisée le 23 novembre 2009 en son hommage, en tant que président de la Société des Amis de Versailles pendant 22 ans.
La donatrice a voulu par ce geste honorer à la fois la mémoire de la Baronne Elie de Rothschild – vice présidente de la société des amis de Versailles de 1992 à 2003 - et l'action menée inlassablement depuis 1907 par la société des amis de Versailles pour enrichir les collections du Château de Versailles et trouver les mécénats destinés notamment à aider aux différentes restaurations.
Cette clef entrera dans les collections permanentes du Château de Versailles et retrouvera sa place en étant exposée au cœur de la Chapelle Royale. Roland de l’Espée, actuel président de la Société des Amis de Versailles : "Je me réjouis de la générosité de notre donatrice, grâce à laquelle la Chapelle Royale de Versailles retrouve cette magnifique clef, disparue il y a plus de 200 ans, très vraisemblablement au moment de la révolution. Cette donation témoigne de la volonté de tous les Amis de Versailles de contribuer sous différentes formes au rayonnement de ce lieu."
D’après les sources conservées aux Archives nationales, le modèle de cette clef a été élaboré par Grettepin vers 1710. Il est intéressant de relever que c’est à un sculpteur, et à un sculpteur parfaitement confirmé, que l'architecte Robert de Cotte (1656-1735), maître d’œuvre du chantier après 1708, se soit adressé pour concevoir la clef de la chapelle. C’est probablement d’après son modèle, en cire ou en terre, que le fondeur Jacques Desjardins, auteur des éléments de serrurerie de cette porte, en réalisa la version définitive en bronze doré.
Clef de la grande porte de la chapelle royale du château de Versailles
Bronze doré / Haut. 31 ; larg. 8,5 ; prof. 1,5 cm. / Poids : 510 gr.
:: Visitez le site Internet de la Société des Amis de Versailles

9 déc. 2009

Documentaire Centre Pompidou avant 2000 (in english)





Promenade dans la tête d'un gréviste de Pompidou

Conséquences de la RGPP au Château de Versailles

RGPP pour révision générale des politiques publiques, une réforme d'Etat qui prévoit le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans les établissements publics dont les musées et monuments. Lu dans le dernier communiqué de l'Intersyndicale Ministère de la Culture :

"À Versailles, la direction a reçu les syndicats et leur a enfin communiqué le détail des chiffres de suppressions d’emploi prévues (82 départs à la retraite en 2010, donc 41 suppressions d’emploi). La direction a admis que l’impact de ces suppressions d’emplois allait conduire à une restructuration interne des services, certaines missions étant promises à l’externalisation." Exactement ce que nous avions écrit dans notre article concernant la grève au Centre Pompidou, la RGPP ne vise pas à supprimer les emplois d'une fonction publique qui serait obèse - les musées sont la plupart du temps en sous-effectif - mais à s'en débarrasser en les transférant vers le privé. Pour des salariés plus flexibles, moins représentés syndicalement, et licenciables à souhait.
:: Tract de l'Intersyndicale du ministère de la Culture | 08.12.09