9 déc. 2009
Conséquences de la RGPP au Château de Versailles
RGPP pour révision générale des politiques publiques, une réforme d'Etat qui prévoit le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans les établissements publics dont les musées et monuments. Lu dans le dernier communiqué de l'Intersyndicale Ministère de la Culture :
"À Versailles, la direction a reçu les syndicats et leur a enfin communiqué le détail des chiffres de suppressions d’emploi prévues (82 départs à la retraite en 2010, donc 41 suppressions d’emploi). La direction a admis que l’impact de ces suppressions d’emplois allait conduire à une restructuration interne des services, certaines missions étant promises à l’externalisation." Exactement ce que nous avions écrit dans notre article concernant la grève au Centre Pompidou, la RGPP ne vise pas à supprimer les emplois d'une fonction publique qui serait obèse - les musées sont la plupart du temps en sous-effectif - mais à s'en débarrasser en les transférant vers le privé. Pour des salariés plus flexibles, moins représentés syndicalement, et licenciables à souhait.
:: Tract de l'Intersyndicale du ministère de la Culture | 08.12.09
"À Versailles, la direction a reçu les syndicats et leur a enfin communiqué le détail des chiffres de suppressions d’emploi prévues (82 départs à la retraite en 2010, donc 41 suppressions d’emploi). La direction a admis que l’impact de ces suppressions d’emplois allait conduire à une restructuration interne des services, certaines missions étant promises à l’externalisation." Exactement ce que nous avions écrit dans notre article concernant la grève au Centre Pompidou, la RGPP ne vise pas à supprimer les emplois d'une fonction publique qui serait obèse - les musées sont la plupart du temps en sous-effectif - mais à s'en débarrasser en les transférant vers le privé. Pour des salariés plus flexibles, moins représentés syndicalement, et licenciables à souhait.
:: Tract de l'Intersyndicale du ministère de la Culture | 08.12.09
Réalité d'un gardien de musée sur fond de grève
LU DANS LE FIGARO. Réaction et témoignage du quotidien d'un agent de surveillance ulcéré par certains commentaires particulièrement réactionnaires faisant suite à un article sur la grève des musées :
"Marre des donneurs de leçons - Pour ma part, j'ai travaillé 20 ans dans le privé avant de rejoindre la surveillance dans un musée, je ne pense pas avoir de leçon à recevoir (du genre : allez dans le privé, ça vous fera du bien, etc..). Si vous trouvez que nous sommes si enviables dans le public, pourquoi ne pas faire comme moi et venir nous rejoindre ? Mais attention, il faudra travailler avec un planning irrégulier, pas de jour de repos fixe, travailler le week-end. Donc pas de vie de famille. Et le dimanche pas payé double ! Tout cela payé au SMIC, il vous faudra faire des heures sup pour joindre les deux bouts, ce qui veut dire travailler les jours fériés, les nocturnes, journées continues, ou les mécénats, pour vous en sortir. Surveiller les oeuvres, renseigner les visiteurs, si possible en plusieurs langues, garder votre calme dans le bruit, essayer d'être aimable avec des visiteurs qui ne le sont pas toujours, gérer les flux des groupes, venir en aide aux touristes malades ou aux enfants perdus, etc. On est loin du cliché du surveillant abruti ou endormi sur sa chaise. Quand on aura supprimé un fonctionnaire sur deux, je ne vois pas comment on pourra gérer tout cela, et vous serez les premiers à vous plaindre si des oeuvres sont dégradées. Je ne me plains pas, j'ai un travail ; mais j'en ai assez d'entendre des gens critiquer alors qu'ils ne savent même pas de quoi ils parlent ! UN PEU DE RESPECT S.V.P."
:: A la suite de l'article "Malgré la grève, les musées rouvrent leurs portes", LE FIGARO | 06.12.09
"Marre des donneurs de leçons - Pour ma part, j'ai travaillé 20 ans dans le privé avant de rejoindre la surveillance dans un musée, je ne pense pas avoir de leçon à recevoir (du genre : allez dans le privé, ça vous fera du bien, etc..). Si vous trouvez que nous sommes si enviables dans le public, pourquoi ne pas faire comme moi et venir nous rejoindre ? Mais attention, il faudra travailler avec un planning irrégulier, pas de jour de repos fixe, travailler le week-end. Donc pas de vie de famille. Et le dimanche pas payé double ! Tout cela payé au SMIC, il vous faudra faire des heures sup pour joindre les deux bouts, ce qui veut dire travailler les jours fériés, les nocturnes, journées continues, ou les mécénats, pour vous en sortir. Surveiller les oeuvres, renseigner les visiteurs, si possible en plusieurs langues, garder votre calme dans le bruit, essayer d'être aimable avec des visiteurs qui ne le sont pas toujours, gérer les flux des groupes, venir en aide aux touristes malades ou aux enfants perdus, etc. On est loin du cliché du surveillant abruti ou endormi sur sa chaise. Quand on aura supprimé un fonctionnaire sur deux, je ne vois pas comment on pourra gérer tout cela, et vous serez les premiers à vous plaindre si des oeuvres sont dégradées. Je ne me plains pas, j'ai un travail ; mais j'en ai assez d'entendre des gens critiquer alors qu'ils ne savent même pas de quoi ils parlent ! UN PEU DE RESPECT S.V.P."
:: A la suite de l'article "Malgré la grève, les musées rouvrent leurs portes", LE FIGARO | 06.12.09
4 déc. 2009
11 nov. 2009
Pour un Versailles au service du peuple
Mail d'encouragement reçu de F. Dulong de Rosnay :
Je vous remercie de vos actions pour la défense du site de Versailles ainsi que d’avoir "soulevé les lièvres" des abus de tarifications en tout genre. Il est vraiment temps que "les français d’en bas" remettent à leur place les "français d’en haut" qui se croient tout permis, alors qu’ils devraient mettre leur conscience professionnelle (mais en ont-ils une, autre que "la conscience du "fric" facilement gagner" ?) au service du peuple qu’ils sont sensés servir et représenter au mieux des intérêts du pays. Avec ma grande considération bien méritée.
:: D'autres avis sur la politique commerciale de Versailles
Je vous remercie de vos actions pour la défense du site de Versailles ainsi que d’avoir "soulevé les lièvres" des abus de tarifications en tout genre. Il est vraiment temps que "les français d’en bas" remettent à leur place les "français d’en haut" qui se croient tout permis, alors qu’ils devraient mettre leur conscience professionnelle (mais en ont-ils une, autre que "la conscience du "fric" facilement gagner" ?) au service du peuple qu’ils sont sensés servir et représenter au mieux des intérêts du pays. Avec ma grande considération bien méritée.
:: D'autres avis sur la politique commerciale de Versailles
7 nov. 2009
La liberté de Delacroix décryptée et révélée
En juin dernier, nous avions relayé l'appel aux dons de l'association CANAL ÉDUCATIF À LA DEMANDE (CED) pour produire l'une de ses vidéos éducatives d'Art ou de Science, mises ensuite à disposition de tous gratuitement sur le Net. Le projet a abouti et est remarquable. 28 mn de décryptage d'un des chefs-d'oeuvre de Delacroix, "La liberté guidant le peuple" exposé au musée du Louvre. Une analyse esthétique et historique d'une peinture que l'on croyait connaître car tellement vue, sans soupçonner qu'elle pouvait receler tant d'aspects... Un voyage pédagogique dans le Paris agité de 1830, avec une incursion jusqu'au musée de l'Histoire de France du château de Versailles, projet politique de Louis-Philippe. Une réflexion sur le principe démocratique, toujours à questionner.
Bravo à toute l'équipe de réalisation, notamment à Erwan Bomstein-Erb et à Côme Fabre, ses principaux artisans. Et, comme toujours, avec Canal Educatif, l'aventure ne s'arrête pas au simple visionnage du documentaire mais se poursuit sur le web par des échanges, des bonus, un magazine en PDF, etc. Abonnez-vous pour suivre l'évolution de cette passionnante aventure collective et pourquoi pas rejoindre le projet en proposant par exemple un scénario...
:: Visionnage en HD sur le site www.canal-educatif.fr
Delacroix, La Liberté guidant le peuple
Une vidéo du Canal Educatif à la Demande
:: CANAL ÉDUCATIF À LA DEMANDE www.canal-educatif.fr
Bravo à toute l'équipe de réalisation, notamment à Erwan Bomstein-Erb et à Côme Fabre, ses principaux artisans. Et, comme toujours, avec Canal Educatif, l'aventure ne s'arrête pas au simple visionnage du documentaire mais se poursuit sur le web par des échanges, des bonus, un magazine en PDF, etc. Abonnez-vous pour suivre l'évolution de cette passionnante aventure collective et pourquoi pas rejoindre le projet en proposant par exemple un scénario...
:: Visionnage en HD sur le site www.canal-educatif.fr
Delacroix, La Liberté guidant le peuple
Une vidéo du Canal Educatif à la Demande
:: CANAL ÉDUCATIF À LA DEMANDE www.canal-educatif.fr
6 nov. 2009
Le Louvre fait la pub d'Apple, ou l'inverse
Le musée du Louvre n'a rien à voir avec la Galerie du Carrousel qui le jouxte, c'est ce que sa direction déclarait, il y a quelques semaines, à la presse internationale qui s'enflammait autour de l'ouverture prochaine d'un McDo dans ce centre commercial ouvert 7 jours sur 7. Total mensonge puisque ces espaces, confiés par l'Etat au musée depuis 1993, sont sous sa tutelle comme toutes les autres concessions qu'il abrite et qui lui reversent des dividendes.
Aujourd'hui, cette dénégation est d'autant plus drôle que l'ouverture imminente et méga-médiatisée d'un Apple Store dans ces mêmes lieux, juste devant la pyramide inversée, s'accompagne de l'annonce par le musée, le même jour, d'une "application sur le téléphone multifonctions iPhone et le baladeur tactile iPod touch d'Apple, qui permet de partir à la découverte des collections du musée, de ses salles d'exposition et de son architecture" comme le rapporte l'AFP. Le Louvre, pour une fois, n'innove pas puisque cette technologie fonctionne déjà au musée Cluny du Moyen Age, à Paris, ainsi qu'au Grand Palais.
Apple, pour son premier magasin français, fait quant à lui une entrée fracassante. Ron Johnson, un des patrons de la marque à la pomme dont les macs sont largement utilisés par les artistes de toutes disciplines, déclare : "Nous ne pouvions rêver d'une meilleure situation", à côté du Louvre, "une des institutions culturelles les plus respectées au monde". Belle opération de pub croisée... Un des premiers invités du magasin sera d'ailleurs, le 12 novembre à 18h30, Xavier Veilhan pour expliquer "comment il mêle tradition et innovation pour créer des œuvres exceptionnelles". Léonard de Vinci n'était pas libre.

:: Application gratuite iPod et iPhone musée du Louvre sur iTunes
Aujourd'hui, cette dénégation est d'autant plus drôle que l'ouverture imminente et méga-médiatisée d'un Apple Store dans ces mêmes lieux, juste devant la pyramide inversée, s'accompagne de l'annonce par le musée, le même jour, d'une "application sur le téléphone multifonctions iPhone et le baladeur tactile iPod touch d'Apple, qui permet de partir à la découverte des collections du musée, de ses salles d'exposition et de son architecture" comme le rapporte l'AFP. Le Louvre, pour une fois, n'innove pas puisque cette technologie fonctionne déjà au musée Cluny du Moyen Age, à Paris, ainsi qu'au Grand Palais.
Apple, pour son premier magasin français, fait quant à lui une entrée fracassante. Ron Johnson, un des patrons de la marque à la pomme dont les macs sont largement utilisés par les artistes de toutes disciplines, déclare : "Nous ne pouvions rêver d'une meilleure situation", à côté du Louvre, "une des institutions culturelles les plus respectées au monde". Belle opération de pub croisée... Un des premiers invités du magasin sera d'ailleurs, le 12 novembre à 18h30, Xavier Veilhan pour expliquer "comment il mêle tradition et innovation pour créer des œuvres exceptionnelles". Léonard de Vinci n'était pas libre.
:: Application gratuite iPod et iPhone musée du Louvre sur iTunes
Le service "client" du Château de Versailles
Témoignage reçu par mail d'Elisabeth Condemine qui se dit déçue des pratiques commerciales du Château de Versailles. On la comprend :
J’ai visité l’exposition Jeff Koons le 1er novembre 2008 avec 3 enfants. J’ai réservé sur Internet sans m’apercevoir que les enfants entraient gratuitement. Était-ce vraiment évident ou ai-je cliqué trop vite, je ne saurais le dire. Montant 54€ + 3€ de frais de réservation = 57€. En arrivant sur place, j’ai demandé à voir un responsable pour obtenir remboursement. Attente, personne n’est venu. On me dit d’écrire ce que je fais par mail. A ce jour, aucune réponse, ni par mail, même pas un accusé de réception, ni par courrier. Je trouve l’addition sévère et le silence hautain et cela ne m’encourage pas à retourner dans cet endroit que malgré tout j’apprécie énormément.
:: D'autres témoignages à lire sur Versailles
J’ai visité l’exposition Jeff Koons le 1er novembre 2008 avec 3 enfants. J’ai réservé sur Internet sans m’apercevoir que les enfants entraient gratuitement. Était-ce vraiment évident ou ai-je cliqué trop vite, je ne saurais le dire. Montant 54€ + 3€ de frais de réservation = 57€. En arrivant sur place, j’ai demandé à voir un responsable pour obtenir remboursement. Attente, personne n’est venu. On me dit d’écrire ce que je fais par mail. A ce jour, aucune réponse, ni par mail, même pas un accusé de réception, ni par courrier. Je trouve l’addition sévère et le silence hautain et cela ne m’encourage pas à retourner dans cet endroit que malgré tout j’apprécie énormément.
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3 nov. 2009
Moins de monde dans les musées en dix ans
Pour en savoir plus, il faudrait plonger plus avant dans l'étude menée en 2008 par le ministère de la Culture sur les pratiques culturelles des français à l'ère numérique. Mais déjà, en page 9 de la synthèse, sur dix ans, le constat est terrible et révèle un échec patent de la politique d'accessibilité aux musées et autres lieux patrimoniaux : "Les proportions de Français n’ayant pas visité de lieux d’exposition ou de patrimoine au cours des douze derniers mois sont respectivement de 58% etde 62%, niveaux proches de ceux de 1997 ; dans un cas comme dans l’autre, le rythme des visites paraît avoir légèrement fléchi puisque la part des visiteurs réguliers (trois fois ou plus dans l’année) dans la population des 15 ans et plus est légèrement inférieure à son niveau de 1997." A cela, pour tous les équipements culturels confondus, il faut rajouter un vieillissement des publics "du fait de l’accroissement du poids des seniors dans la population française et de leur mode de loisirs plus tourné vers les sorties, mais aussi parfois du fait d’une désaffection des jeunes."
:: Synthèse de l'étude "Les pratiques culturelles des français à l'ère numérique"
:: Résultats plus complets
:: Synthèse de l'étude "Les pratiques culturelles des français à l'ère numérique"
:: Résultats plus complets
2 nov. 2009
Versailles, à quoi bon toutes ces restitutions !
Témoignage reçu par mail de Marie-Dominique, grande visiteuse du parc de Versailles. Révoltée par le mercantilisme qui y sévit, elle s'interroge sur la nécessité de quelques restitutions :
Adieu Hameau et Grand Trianon :: Versaillaise de naissance et Chesnaysienne d'adoption, c'est dire si le Parc de Versailles, les jardins du Hameau de la Reine et du Grand Trianon m'ont offert de longues marches, jeux d'enfants, balades amoureuses et amicales. Mes souvenirs et le Parc sont indissociables. Mais voilà, le mercantile est passé par là. Plus de promenades le dimanche matin avec les enfants à la ferme du Hameau, plus de marches solitaires à humer au petit matin la brume de l'étang, plus d'émerveillement devant les jardins potagers derrière la ferme. Revenant d'une promenade cet après-midi au cours de laquelle nous pensions au moins nous consoler sur le péristyle rose du Grand Trianon, je me décide à protester sur votre site. La coupe est pleine. On ne peut même plus accéder aux jardins du Grand Trianon ! Nous sommes écoeurés, révoltés. On nous dit : "il y a beaucoup de frais, de restauration..." Elle a bon dos la restauration. Etait-on obligé de construire de toutes pièces des maisons qui n'existaient plus au Hameau depuis belle lurette ? Reconstruit-on nos châteaux-forts à l'identique ? Devait-on mettre autant d'or sur la toiture ? Je préfère ne pas m'étendre sur la grille, dont l'absence n'empêchait personne de dormir.
Le parc du château est un domaine PUBLIC. Payer 10 euros pour les jardins, qui ont toujours été gratuits, destination familiale et amicale de promenade est un vrai scandale. "Prenez un abonnement" - 30 euros... Que font les maires des communes limitrophes ? Et la ville de Versailles ? Cette exploitation marchande est écoeurante. Et révoltante. Bravo pour votre enquête. Si je comprends bien, tout a commencé en 1995 lorsque l'Etat s'est déchargé de la gestion de ce magnifique lieu, qui hélas maintenant, n'appartient plus à tous... juste aux riches. Les pauvres peuvent toujours tourner autour du Grand Canal. Jusqu'à quand ? ::
:: D'autres témoignages à lire sur Versailles
Adieu Hameau et Grand Trianon :: Versaillaise de naissance et Chesnaysienne d'adoption, c'est dire si le Parc de Versailles, les jardins du Hameau de la Reine et du Grand Trianon m'ont offert de longues marches, jeux d'enfants, balades amoureuses et amicales. Mes souvenirs et le Parc sont indissociables. Mais voilà, le mercantile est passé par là. Plus de promenades le dimanche matin avec les enfants à la ferme du Hameau, plus de marches solitaires à humer au petit matin la brume de l'étang, plus d'émerveillement devant les jardins potagers derrière la ferme. Revenant d'une promenade cet après-midi au cours de laquelle nous pensions au moins nous consoler sur le péristyle rose du Grand Trianon, je me décide à protester sur votre site. La coupe est pleine. On ne peut même plus accéder aux jardins du Grand Trianon ! Nous sommes écoeurés, révoltés. On nous dit : "il y a beaucoup de frais, de restauration..." Elle a bon dos la restauration. Etait-on obligé de construire de toutes pièces des maisons qui n'existaient plus au Hameau depuis belle lurette ? Reconstruit-on nos châteaux-forts à l'identique ? Devait-on mettre autant d'or sur la toiture ? Je préfère ne pas m'étendre sur la grille, dont l'absence n'empêchait personne de dormir.
Le parc du château est un domaine PUBLIC. Payer 10 euros pour les jardins, qui ont toujours été gratuits, destination familiale et amicale de promenade est un vrai scandale. "Prenez un abonnement" - 30 euros... Que font les maires des communes limitrophes ? Et la ville de Versailles ? Cette exploitation marchande est écoeurante. Et révoltante. Bravo pour votre enquête. Si je comprends bien, tout a commencé en 1995 lorsque l'Etat s'est déchargé de la gestion de ce magnifique lieu, qui hélas maintenant, n'appartient plus à tous... juste aux riches. Les pauvres peuvent toujours tourner autour du Grand Canal. Jusqu'à quand ? ::
:: D'autres témoignages à lire sur Versailles
31 oct. 2009
La bataille d'HADOPI au Fouquet's
Alors que la loi Hadopi 2 vient d'être promulguée au Journal Officiel, prédite déjà comme inapplicable, la crème de ses opposants s'est invitée le 29 octobre au Fouquet's, haut lieu de la Sarkozie. Parmi eux Jérôme Bourreau-Guggenheim, licencié de TF1 pour avoir juste envoyé un mail à sa députée Françoise de Panafieu qui l'avait aussitôt transmis au ministère de la Culture qui, via Christophe Tardieu, directeur adjoint du cabinet de Christine Albanel, l'avait renvoyé à la chaîne privée avec les conséquences que l'on sait. La soirée avait pour but le lancement du livre collectif "La Bataille d'Hadopi" réunissant 40 auteurs dont Jérôme. Nous étions invité à assister à cet événement mais hélas nous n'avons pas pu nous y rendre. Dommage, nous aurions tellement aimé fouler la même moquette que Nicolas le soir de son élection. En toute cohérence, le livre édité par InLibroVeritas sous licence libre, est disponible en téléchargement gratuit ou en version imprimée, en trois versions à 9, 19 et 49 euros. L’argent récolté sera intégralement reversé au profit du collectif de la Quadrature du Net, organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet.
:: "La Bataille d'Hadopi" sur www.inlibroveritas.net
:: La conférence de presse en podcast sur www.oxyradio.net
:: Lire "Quand les anti-Hadopi se paient le Fouquet’s" par Sophie Lherm, TÉLÉRAMA | 30.10.09
:: Site Internet de J. Bourreau-Guggenheim www.affairedopinion.com
:: "La Bataille d'Hadopi" sur www.inlibroveritas.net
:: La conférence de presse en podcast sur www.oxyradio.net
:: Lire "Quand les anti-Hadopi se paient le Fouquet’s" par Sophie Lherm, TÉLÉRAMA | 30.10.09
:: Site Internet de J. Bourreau-Guggenheim www.affairedopinion.com
28 oct. 2009
Un théâtre Marie-Antoinette dans un four de cristallerie
C'est une curiosité architecturale qu'on rêverait de visiter en Saône-et-Loire, ouverte gratuitement le 1er novembre comme tous les premiers dimanches du mois. Au Creusot, en Bourgogne, le parc de la Verrerie abrite un château construit trois avant la Révolution. Il accueillit, en 1787, du fait de la présence dans la région de charbon mais aussi de sable fin, de plomb et d'argile, la Manufacture dite des Cristaux de la Reine, installée auparavant à Sèvres. Après la Révolution, l'usine perdit un peu de son prestige et ne se consacra plus qu'à produire du verre ordinaire. Elle fonctionna tout de même jusqu'en 1832, date à laquelle elle fut rachetée par la Cristallerie concurrente de Baccarat qui récupéra son savoir-faire et ferma le site.

Le château de la Verrerie © DR
En 1837, le domaine devint propriété des Maîtres de Forges du Creusot, les richissimes Antoine et Eugène Schneider (dit Eugène II), qui en firent leur résidence principale. L'aménagement de jardins à la française fut confié aux célèbres paysagistes parisiens Henri et Achille Duchêne et l'intérieur du château à l'architecte Paul Ernest Sanson et au décorateur Fels. Deux fours liés à l'activité de la cristallerie se dressaient devant le château. Curieuses tours coniques couvertes jusqu'au sol de tuiles plates, les propriétaires les conservèrent en en détournant l'usage. L'une devint une chapelle, l'autre, ancien réservoir d'eau, fut réaménagée entre 1905 et 1909 en petit théâtre privé.

Four abritant le théâtre © DR
Dédié à Marie-Antoinette, pour sa conception l'architecte et le décorateur s'inspirèrent du théâtre que la Reine s'était fait construire, par Richard Mique, dans son domaine de Trianon. De plan circulaire, 14 colonnes de bois blanc et or supportent ici une coupole dont la voûte en berceau s'orne d'une peinture en trompe-l'oeil représentant sur un fond de ciel vaporeux, un aigle bicéphale symbolisant la maison d' Autriche entouré de putti occupés pour les uns à tendre une draperie portant l'inscription "A LA REINE", pour les autres à disposer des tresses de fleurs de lys. Sous la coupole, on aperçoit des masques de théâtre grec et des peintures de bas reliefs représentant les saisons. Les murs circulaires sont recouverts, toujours en trompe-l'oeil, d'un rideau avec cordons et glands. Sous la scène, on trouve un local technique composé d'un jeu d'orgue, d'un rouleau en bois actionnant le rideau de scène et de l'emplacement du souffleur. Sous la salle, le foyer du public et des loges pour les acteurs au pourtour. Impossible d'imaginer de l'extérieur que cet étrange bâtiment accueille ce bijou Belle Epoque classé Monument historique en 1984.

Intérieur du théâtre © DR
Ce théâtre de société accueillit des hôtes de prestige, têtes couronnées, présidents de la République et personnalités, et s'enorgueillit d'avoir compté, parmi les artistes qui s'y sont produits, la grande Sarah Bernhardt. Le domaine fut acquis par la municipalité du Creusot en 1969. Depuis, le château abrite le Musée de l'Homme et de l'Industrie, un écomusée et un centre d'archives industrielles. L'ancien four-chapelle est aménagé en galerie d'art.
:: Château de la Verrerie, Le Creusot (71)
Le château de la Verrerie © DR
En 1837, le domaine devint propriété des Maîtres de Forges du Creusot, les richissimes Antoine et Eugène Schneider (dit Eugène II), qui en firent leur résidence principale. L'aménagement de jardins à la française fut confié aux célèbres paysagistes parisiens Henri et Achille Duchêne et l'intérieur du château à l'architecte Paul Ernest Sanson et au décorateur Fels. Deux fours liés à l'activité de la cristallerie se dressaient devant le château. Curieuses tours coniques couvertes jusqu'au sol de tuiles plates, les propriétaires les conservèrent en en détournant l'usage. L'une devint une chapelle, l'autre, ancien réservoir d'eau, fut réaménagée entre 1905 et 1909 en petit théâtre privé.
Four abritant le théâtre © DR
Dédié à Marie-Antoinette, pour sa conception l'architecte et le décorateur s'inspirèrent du théâtre que la Reine s'était fait construire, par Richard Mique, dans son domaine de Trianon. De plan circulaire, 14 colonnes de bois blanc et or supportent ici une coupole dont la voûte en berceau s'orne d'une peinture en trompe-l'oeil représentant sur un fond de ciel vaporeux, un aigle bicéphale symbolisant la maison d' Autriche entouré de putti occupés pour les uns à tendre une draperie portant l'inscription "A LA REINE", pour les autres à disposer des tresses de fleurs de lys. Sous la coupole, on aperçoit des masques de théâtre grec et des peintures de bas reliefs représentant les saisons. Les murs circulaires sont recouverts, toujours en trompe-l'oeil, d'un rideau avec cordons et glands. Sous la scène, on trouve un local technique composé d'un jeu d'orgue, d'un rouleau en bois actionnant le rideau de scène et de l'emplacement du souffleur. Sous la salle, le foyer du public et des loges pour les acteurs au pourtour. Impossible d'imaginer de l'extérieur que cet étrange bâtiment accueille ce bijou Belle Epoque classé Monument historique en 1984.
Intérieur du théâtre © DR
Ce théâtre de société accueillit des hôtes de prestige, têtes couronnées, présidents de la République et personnalités, et s'enorgueillit d'avoir compté, parmi les artistes qui s'y sont produits, la grande Sarah Bernhardt. Le domaine fut acquis par la municipalité du Creusot en 1969. Depuis, le château abrite le Musée de l'Homme et de l'Industrie, un écomusée et un centre d'archives industrielles. L'ancien four-chapelle est aménagé en galerie d'art.
:: Château de la Verrerie, Le Creusot (71)
26 oct. 2009
Versailles = piège à touristes, un témoignage de plus
Témoignage reçu par mail, au titre éloquent, sur une excursion au domaine de Versailles par une visiteuse lambda, Chloé G. :
"Suite à la visite du Château de Versailles ce week-end j’ai été fort surprise de découvrir :
- après une heure et demie d’attente pour acheter un ticket, en rentrant dans le bâtiment d’accueil, nous nous sommes aperçus que des caisses automatiques sont à disposition du public (sans temps d’attente). N’est-il donc pas possible d’indiquer aux visiteurs l’existence de ces caisses, et créer une file d’attente à l’usage unique pour ces distributeurs?
- pourquoi y avait-il si peu de guichet alors que deux salles vides dans ce même bâtiment permettraient de réguler le flot de visiteurs en y installant d’autres guichets ?
- las d’avoir attendu à piétiner autant de temps nous avons décidé d’aller nous reposer dans les jardins avant de commencer la visite du château. L’accès s’en est avéré payant pour cause du spectacle grandes eaux. L’ensemble des jardins est-il donc réservé à ce spectacle, ne peut-on donc pas avoir un accès gratuit pour les visiteurs désirant se reposer et s’y promener ?!
- pourquoi lors de la visite du château n’y avait-il AUCUNE explication historique, culturelle du château et de ses habitants ? Seuls quelques panneaux indiquent le « nom » de la pièce et une description rapide des objets s’y trouvant, informations insuffisantes ne permettant pas de « s’imprégner » de l’histoire des lieux !
- et enfin comment se fait-il qu’il faille encore attendre pour accéder aux toilettes (entre 15 et 20 minutes) d’autant plus que l’état de propreté soit déplorable ? n’est-il vraiment pas possible d’installer des toilettes supplémentaires ?
J’ai déjà visité beaucoup de sites touristiques, que ce soit en France, Italie, Allemagne ou Angleterre, et je n’ai JAMAIS été autant déçue par une visite. J’espère sincèrement que ces « détails » qui ont bien pourris notre visite puissent un jour être arrangés et donner davantage de crédibilité à notre patrimoine culturel"
:: D'autres témoignages sur Versailles
"Suite à la visite du Château de Versailles ce week-end j’ai été fort surprise de découvrir :
- après une heure et demie d’attente pour acheter un ticket, en rentrant dans le bâtiment d’accueil, nous nous sommes aperçus que des caisses automatiques sont à disposition du public (sans temps d’attente). N’est-il donc pas possible d’indiquer aux visiteurs l’existence de ces caisses, et créer une file d’attente à l’usage unique pour ces distributeurs?
- pourquoi y avait-il si peu de guichet alors que deux salles vides dans ce même bâtiment permettraient de réguler le flot de visiteurs en y installant d’autres guichets ?
- las d’avoir attendu à piétiner autant de temps nous avons décidé d’aller nous reposer dans les jardins avant de commencer la visite du château. L’accès s’en est avéré payant pour cause du spectacle grandes eaux. L’ensemble des jardins est-il donc réservé à ce spectacle, ne peut-on donc pas avoir un accès gratuit pour les visiteurs désirant se reposer et s’y promener ?!
- pourquoi lors de la visite du château n’y avait-il AUCUNE explication historique, culturelle du château et de ses habitants ? Seuls quelques panneaux indiquent le « nom » de la pièce et une description rapide des objets s’y trouvant, informations insuffisantes ne permettant pas de « s’imprégner » de l’histoire des lieux !
- et enfin comment se fait-il qu’il faille encore attendre pour accéder aux toilettes (entre 15 et 20 minutes) d’autant plus que l’état de propreté soit déplorable ? n’est-il vraiment pas possible d’installer des toilettes supplémentaires ?
J’ai déjà visité beaucoup de sites touristiques, que ce soit en France, Italie, Allemagne ou Angleterre, et je n’ai JAMAIS été autant déçue par une visite. J’espère sincèrement que ces « détails » qui ont bien pourris notre visite puissent un jour être arrangés et donner davantage de crédibilité à notre patrimoine culturel"
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